••• Après mon bac A (littéraire), j'opte pour un DEUG de droit à Paris X, Nanterre, avec Sciences-Po pour objectif. Non que je ne me voie en juriste constitutionnel, mais je ne me sens pas vraiment d'autres choix et, en définitive, je m'y sens plutôt à l'aise.

••• Et cela semble marcher, presque sans effort. Mais l'esprit passionné qui est le mien se contente difficilement de ne se sentir qu'à l'aise, et les sirènes de la musique se font plus irrésistibles mois après mois.

••• Des groupes plus 'pros' succèdent aux expériences de lycée; il s'agit principalement d'ensembles antillais, à l'initiative de quelque musicien m'ayant observé lors de certains shows avec Tony Léveillé. Ces groupes sont (dans mon souvenir) constitués de fabuleux musiciens.

••• Parmi eux, et c'est ici l'occasion d'exprimer ma gratitude envers ceux qui m'épaulent dans mes débuts, il me faut citer ceux d'une échoppe parisienne nommée "Antilles Music Diffusion", par laquelle je rejoins "Voodoo Family", sorte de combo afro-funk-jazz. Plus

••• Ce groupe se disloque un jour, et certains continuent sous le nom de "Centers", l'un des ensembles les plus funky qu'il m'ait été donné de fréquenter.Plus

••• Un ènième remaniement nous relocalise vers Saint-Cloud, banlieue 'chic' de Paris. Avec un ton radicalement plus jazz encore.Plus

••• Un jour, je reçois un appel d'un concitoyen béninois qui m'a vu jouer dans un club cotonois pendant les vacances. Il m'offre le clavier de mon choix en contrepartie de quelques shows avec son groupe 'Tchango' à Paris et alentours. J'en profite pour m'équiper de mon premier synthétiseur: un Korg 800-DV.Plus

••• Mais la plupart de ces aventures sont très 'amateur' (répétitions interminables et indisciplinées, car dénuées de tout objectif) comparées à l'énergique "Fireball", émule de Earth Wind & Fire, que je rejoins vers 1976.Plus

••• Je découvre le 'studio d'enregistrement' et commence à me forger toute une philosophie sur son rôle dans la musique de mes rêves.Plus

••• Poursuivre mes études de droit et mes aspirations musicales de front devient de moins en moins évident. Mon père m'aide à résoudre le dilemne en esquissant, sans ambages, le tableau de mes responsabilités: ou je reste et me concentre à nouveau sur mes études, ou je pars me mettre à mon compte et servir la musique. Fort des engagements multiples sur la scène comme au studio me permettant déjà de vivre par mes propres moyens, je choisis la musique. Avec le recul, un pari fou.

••• Et je me retrouve ainsi dans la nature, confronté aux dures réalités des loyers et autres factures à payer, aidé en cela par des amis dont Sher Komisar, chanteuse américaine avec qui je ferai plus tard mon tout premier simple, sous un duo nommé "Wally & Shane".Plus

••• Peu après la sortie du disque, il me faut hélas remplir mes obligations militaires, Avril 77; histoire de prendre les choses du bon côté, je vois en mon incorporation le moyen de faire le point sur mes choix et ma vie. Plus

••• Je suis libéré un an plus tard, l'esprit clair sur mon avenir, du moins en suis-je persuadé: je réduis la musique à ce qu'elle aurait toujours du demeurer: un loisir. Et je reprends sérieusement mes études de droit. Chose dite, chose faite. Pour trois ou quatre mois.

••• Car lorsque je me retrouve dans un studio d'enregistrement, pour une séance qui ne devait être qu'occasionnelle, la belle résolution, qu'il m'a fallut un an de crapahut et autres marches commando pour forger et cimenter, éclate en miettes, définitivement cette fois.

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Mon, Mar 15, 2010

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